Sitting Bull
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Noms : Hunkesni, Tatanka Iyotake
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Clan : Sioux Lakota
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Faits : A 14 ans il participe à sa première bataille - élu Grand Chef de
la nation des Sioux - considéré comme le dernier Sioux à se rendre au gouvernement des Etats-Unis

Sitting Bull (1831 ? - 1890)
La Nation Sioux
Dialectes : Lakota, Dakota, Nakota.
Groupes
: Teton, Yankton et Santee
Bandes : Sicangu, Hunkpapa, Oglala, Mnikoju, Itazipco, Siha Sapa, Oo'henumpa
"Lorsque j'étais enfant, raconta un jour Sitting Bull, les
Sioux possédaient le monde". Grand stratège et chef spirituel de la tribu des Sioux, Sitting Bull personnifie la lutte des
Indiens des Plaines pour la sauvegarde de leur héritage. Nous vous proposons ici de partir à la découverte de la nation sioux,
de sa culture et de ses coutumes, de ses chefs et de ses ennemis afin de mieux comprendre pourquoi et comment ce peuple s'est
trouvé inexorablement entraîné dans un monde qui lui a été généralement hostile.

Sitting Bull et sa famille
Un grand guerrier, un saint homme, un chef spirituel pour son peuple,
Sitting Bull naît vers 1831, au sein des Hunkpapas, une petite tribu de la confédération
sioux. Il est d'abord connu sous le nom de Hunkesni, ce qui signifie "lent" car enfant, il semble toujours réfléchir avant
d'agir. Les Sioux forment alors une société puissante et guerrière, où il est tout aussi important de défendre et d'agrandir
son territoire que de chasser le bison.
Âgé de 14
ans à peine, il fait preuve d'une grande bravoure en "comptant des coups" (toucher un ennemi armé à son insu) lors d'une bataille
contre les indiens Crows. Son père, appelé Sitting Bull, lui offre un bouclier sacré et son propre nom, Tatanka Iyotake, ou
Sitting Bull.
Guerre ou paix,
sa réputation ne cesse de grandir et il finit par exercer une autorité considérable. Il devient chef de guerre tribal en 1857.
Sitting Bull est décrit comme un ami loyal, un mari et un père de famille respectable et un artisan de paix. C'est un homme
très religieux, qui manifeste un don étrange pour 'voir' l'avenir. En 1869, plusieurs tribus décident de s'unir sous la houlette
d'un seul chef pour faire face aux empiètements répétés des colons américains sur leurs terres. Elles élisent Sitting Bull
pour les diriger dans leur lutte pour la souveraineté et la liberté.
Sitting
Bull est exceptionnellement doué en art de la guerre. Avec la bataille de la Little Bighorn, il donne à son peuple l'une de
ses plus grandes victoires contre l'armée des États-Unis, en exterminant le colonel G.A. Custer, héros de guerre américain,
et son régiment. La vengeance des militaires ne tarde pas à s'abattre sur les Sioux. Sitting Bull se sait personnellement
visé. Certaines bandes se rendent mais lui, qui tient plus que tout à sa liberté, mène sa tribu au Canada en 1877. Au fil
des quatre années suivantes, leurs conditions de vie se dégradent continuellement. Ils manquent de nourriture, et le gouvernement
canadien ne leur apporte aucune aide. Finalement, ils n'ont d'autre choix que de se rendre à Fort Buford, au Montana.
Peu
de temps après son installation dans la réserve Great Sioux, Sitting Bull est initié au nouveau mouvement spirituel en vogue
au sein des Premières Nations, la danse des esprits. Les autorités américaines se sentent menacées par ce mouvement religieux,
craignant qu'il ne mène à un soulèvement. Présumant que Sitting Bull en est le chef spirituel, les autorités envoient des
policiers pour l'arrêter. Sitting Bull résiste, une courte lutte s'ensuit au terme de laquelle le grand guerrier et son jeune
fils sont tués.